Chaque matin, quelque part en France, un artisan rallume un chauffage, refait une toiture, remet un logement en état.
Ils isolent les combles avant l’hiver. Ils réparent la fuite du dimanche soir. Ils posent les fenêtres qui gardent la chaleur, remettent aux normes l’électricité d’une maison qui n’était plus sûre, adaptent une salle de bains pour que l’on puisse vieillir chez soi.
Leur travail ne se voit pas toujours. Il se ressent : dans une pièce enfin chaude, un mur redevenu sain, une facture qui baisse.
Ce sont, pour l’immense majorité, de petites entreprises. Selon la CAPEB, les entreprises de moins de 20 salariés représentent 99 % des entreprises du bâtiment, et ce sont elles qui forment 70 % de ses apprentis. C’est là que le savoir-faire se transmet, de main en main (CAPEB, Chiffres clés 2023).
Et pourtant, ces métiers sont trop souvent regardés de haut. On les dit durs, on les dit manuels, comme si c’était un défaut. On oublie les années d’apprentissage, l’œil, la précision, la responsabilité que l’on porte sur chaque chantier.
Nous pensons l’inverse. Ces métiers font tourner le pays. Ils méritent d’être reconnus, montrés et justement payés.